Joe Bell

Joe Bell et Tenspeed Héro

En tant que conducteur désigné de Tenspeed Héro, je suis souvent responsable des vies d’un pourcentage important de l’état-major de l’Héro. C’est une grande responsibilité. Pendant un séjour récent dans la région sud de Californie, nous trois bouffions italien – la nourriture italienne pour être précis, quand tout d’un coup un désir, non une envie (qu’est-ce qui suit ‘envie’?), d’aller aux toilettes m’a frappé. Bientôt le besoin s’est présenté encore. Et encore une fois. On voulait tenter l’autoroute pour Temecula où la sœur de Luke habite lorsqu’on avait terminé le dîner. J’ai eu peur d’être abandonné si mon derrière ne se tenait pas bien. J’ai donc utilisé tout mon pouvoir intellectuel pour être plus malin que mon ventre triste et heureusement bête, et j’ai décidé de prendre le risque du trajet. Todd a repris le volant pendant que je me suis tourné et retourné et de temps en temps dormi dans le siège arrière de la voiture. Luke a tenu la carte. Luke a tenu la carte pour cet Héro partout en France, en Belgique, aux Pays-Bas, en Allemagne, en Angleterre, et aux Etats-Unis. Etant donné que j’écris cet article de chez moi je peux dire qu’il l’a bien fait.

Lorsqu’on est arrivé à Temecula, j’avais presque oublié le problème de mon ventre. C’est à dire jusqu’à ce que la sœur de Luke, qui est médcin, ait pose une question concernant le sang que je ne répéterai pas en société. La sœur de Luke nous a accueillit avec chaleur. Tous les trois Héros avaient leur propre lit. Cet Héro avait sa propre chambre (pour lequel mon ventre malade remercie). A 7h le matin deux créatures petites sont entrées dans ma chambre et me regardaient fixement. C’était le signal que je devrais me lever. La sœur- médcin nous a servi des smoothies au chou frisé, des oeux, des fraises, du café et du pain grillé, puis on a continué notre trajet.

2ème Partie

Le sud ensoleillé de Californie nous a fait très plaisir après le froid de nos villes respectives à Chicago et à Boise. On a conduit vers le sud sur le I-15 à travers des collines pittoresques et arides avec seulement trois ou quatre arrêts pour le café. On est arrivé à Spring Valley, Californie peu sûr d’où se trouve le magasin de Joe Bell. On est arrivé devant un grand bâtiment avec une pancarte qui disait “Deering Banjo Company.”

On croyait qu’on était perdu jusqu’à ce que Google Maps nous a mené à une porte avec une pancarte écrite à la main qui disait, “Vous n’êtes pas au magasin de Joe Bell.” A ce moment là on savait qu’on était perdu. Héroïquement, Todd a ouvert une porte sans étiquette et nous nous sommes trouvés dans le monde sans fenêtres du siège mondiale de Holland Cycles (des vélos de titane faits à la main). Peut-on être chez le maître des cadres Bill Holland, qui était le premier à employer Joe Bell pour peindre les vélos? En effet! Ce n’était pas le genre de magasin avec des gamins aux cheveux gras avec des piercings et des tatouages qui essaient avec enthousiasme à aider (ou qui essaient avec enthousiasme à être mécontents), mais le genre de magasin qui nous à fait sentir détonnants.

Après quelques minutes de regarder, un de nous a trouvé le courage de demander notre chemin. A travers une porte au fond d’Holland était le Valhalla qu’on cherchait. Un atélier lumineux rempli de cadres partout. La première personne qu’on a vu était Nick qui ponçait un Rivendell mixte. La deuxième était Rob Roberson, ainsi l’introduction du personnel chez Joe Bell était terminé. Rob répare les cadres – en remplaçant une patte tordue par ci, en remplissant une bosse par là. Il se trouve qu’il est aussi un excellent constructeur de cadres, qui construit plus d’un vélo par an. Des fois moins. Nick et Rob nous ont fait le tour pendant qu’on attendait JB. Dire qu’on était fou amoureux de tout ce qu’on a vu serait comme si on avait dit que Roméo était fou amoureux de Juliette. Des vélos dont on rêve attendait leur tour dans le canon à silicium, encore d’autres vélos dont on rêve couverts d’une couche épaisse de poussière qui étaient soit oubliés par des clients soit partie de la collection privée de JB, un rang de fourches servait de système de classement. Le nom du client est écrit en Sharpie sur chaque fourche et la fourche le plus éloignée à droite représente le vélo suivant pour peinture. JB est bientôt arrivé dans un pick-up Datsun qui était un vrai tas de ferraille. Peut-être c’était un Ford Ranger nickel ou un Mazda B2000 un peu rouillé. On n’a pas voyagé cette distance pour parler des pick-up.

Si vous avez jamais parlé à JB au téléphone vous savez que sa voix peut être un peu intimidante, il répond avec un “Ici Joe Bell” très brusque. Mais quand vous raccrochez, deux heures plus tard (j’exagère un peu pour l’effet), vous êtes sûr de vous avoir fait un ami à Spring Valley. JB était très accueillant. Quand je me suis présenté tout de suite il s’est souvenu de mes deux vélos qu’il avait peint, même mon MX Leader en 2004 ou 2005. Il a pris au moins une heure et demi de sa journée pour satisfaire notre curiosité. Il nous a expliqué le processus entière jusqu’à ce qu’on a eu l’impression de pouvoir commencer notre propre entreprise de peinture vélo. Etant donné que Joe Bell est super chargé, il est quand même probable qu’il serait heureux de la “concurrence”.

JB a remarqué sur le fait qu’on prenait beaucoup de photos. Il y avait quelque chose à regarder dans tous les sens – la collection énorme des autocollants de JB, sa collection encore plus grande de bouteilles d’alcool. Des affiches de cyclisme, des affiches de rock, des photographes de famille, des photographes des clients, des pompes Silca, des brosses en poil de chameau, des mandarines et des oranges pourries, de l’art, des petits morceaux de papier abrasif, et plus encore, et plus encore.

Eventuellement Le Tour de Joe Bell nous a mené à un Look 585 sur lequel était érit le nom de Luke. C’était Le Ramrod en personne. Avec patience et généreusement JB a examiné en détail la combinaison de peinture (blanc) et on a fait le point sur les décalcomanies que Todd Héro avait préparé. Alors, quand JB propose une idée à notre avis il vaut mieux de faire exactement ce qu’il dit. Cette approche nous a bien servi dans le passé. Pendant qu’il a fait des recommandations sur le placement des autocollants on a répondu avec des variants de “ça nous semble bien,” et “parfait.” Quand Luke a demandé quand est-ce que le cadre serait finit JB a dit, “Quand est-ce qu’il le faut?” On ne voulais pas donner l’impression d’être exigeant donc on a essayé l’approche fadasse. Mais il a insisté qu’on lui dise simplement la date qu’on voulait le vélo. “On veut l’avoir pour l’amener en France pour le Paris-Roubaix.” Et c’était fait. (Affiché à l’origine par Jonathan Héro le 24 mai) (Traduit par Heather Héro le 23 juin)